Programme Syllabus

L’objectif de ce cours est de s’assurer que malgré des formations initiales différentes, les  étudiants maitrisent les concepts économiques de base qui leur permettront d’analyser les comportements économiques au sein de la société. Après l’introduction de ces concepts l’accent sera mis sur la théorie des contrats, qui est un des meilleurs outils  théorique pour étudier la corruption.

La théorie des jeux est l’approche formelle la plus rigoureuse et générale pour comprendre et analyser les interactions entre divers acteurs de la société. En effet, une simple analyse de coûts est bien souvent insuffisante pour comprendre l’intrication complexe des différentes interactions dans de nombreuses situations de corruption. L’objectif de ce cours est d’introduire les bases de la théorie des jeux pour que ses concepts puissent être utilisés par les étudiants dans l’analyse des phénomènes de corruption ou pour qu’ils puissent les utiliser pour évaluer comment des politiques publiques peuvent transformer les relations entre acteurs de la corruption.

Alors qu’il y a une prise de conscience des impacts socio-économiques de la corruption, il devient nécessaire de la mesurer. Il existe aujourd’hui une variété d’indicateurs, qu’ils soient macro ou micro-économiques qui permettent de décrire la corruption. L’objectif de ce cours est dans un premier temps de familiariser les étudiants avec différents concepts statistiques de base puis pour ensuite leur présenter la méthodologie et les fondations des indicateurs de corruption.

Evaluer l’impact effectif d’une politique, est aujourd’hui reconnu comme faisant partie du processus de conception des politiques. L’objectif de ce cours est de familiariser les étudiants avec un ensemble de questions associées à l’évaluation de politiques publiques ainsi qu’à étudier différentes méthodes d’évaluation en se référant à des cas concrets. Ce cours introduira aussi la, très reconnue, méthode des « expérience aléatoires », en essayant de mettre en avant ses avantages et ses points faibles en se reposant sur l’expérience du J-PAL (Jamel Poverty Action Lab) de MIT et PSE.

L’objectif de ce cours dédié à l’économie de la corruption est d’introduire aux thématiques de recherche sur la corruption déjà existantes en sciences économiques. Les étudiants auront ainsi l’occasion de se familiariser à une approche rigoureuse de la corruption appliquée à différents champs de l’activité économique en utilisant les outils introduit au premier semestre. Ce cours met l’accent sur la formulation et l’analyse des situations concrètes, pour entrainer les étudiants à décrire des cas de corruption bien précis et ainsi pouvoir réfléchir à des politiques publiques pouvant réduire les possibilités de corruption.

La corruption est, historiquement, un sujet appartenant aux sciences politiques qui s’intéressent à l’étude des institutions de pouvoir.  Cette perspective est essentielle à une compréhension profonde de la corruption aujourd’hui en Tunisie et ainsi qu’à l’analyse des moyens pour la combattre. Ce cours permettra d’envisager les évolutions des structures de gouvernance à travers l’histoire et l’espace en mettant l’accent sur les problèmes associés à la dégénérescence (corruption) dans l’exercice du pouvoir. Comprendre ces problèmes au-delà des particularités de l’état moderne permet de mieux comprendre les dynamiques de base de la corruption et les moyens pour la contenir.

Note: 48(h) joint avec un professeur tunisien

Ce cours a pour objet d’introduire la problématique de la lutte anti-corruption, un instrument de politiques publiques puissant mais qui, bien souvent, est utilisé à d’autres fins que la lutte contre la corruption elle-même. Basé sur des méthodologies reconnues, un grand nombre de cas sera étudié. L’objectif de ce cours est de préparer les étudiants pour - dans leur vie professionnelle - être vigilants face à d’éventuelles récupérations de politiques anti-corruption au détriment de leur objectif premier.  Le rôle et la forme de l’engagement de la société civile seront amplement abordé.

Alors qu’aujourd’hui est posé le constat que les méthodes traditionnelles de transparence et reddition des comptes sont inefficaces pour contenir la corruption, nous sommes témoins de remarquables innovations au sein du domaine de la Transparence&Reddition-des-comptes. Ces évolutions sont rendues possibles par l’utilisation des nouvelles technologies d’information et communication qui permettent d’impliquer une part de plus en plus grande de la société civile. L’objectif de ce cours est d’introduire les étudiants à ces questions ainsi que de tirer les leçons des différentes expériences qui ont été menées à travers le monde et en Tunisie. Ce cours préparera ainsi les étudiants à participer au développement de mécanismes en cours d’expérimentation en Tunisie et à l’élaboration de nouveaux mécanismes.

Par la revue de quelques méthodes d’anthropologie et notamment du paradigme rationnel-légal, l’accent sera mis sur la façon dont l’anthropologie peut aider à comprendre le phénomène de corruption. Un examen des logiques socio-culturelles permet en effet d’expliquer, en partie, les variations observées en termes de corruption à travers l’espace, en s’appuyant sur la diversité des expériences sociales et des valeurs culturelles.

Le mode de control des connaissances sera déterminé par chaque professeur soit sous la forme d’un contrôle écrit (selon les règles de l’université de Tunis-Carthage) soit sous la forme de petit essai. La préparation et la présentation d’articles scientifiques pertinents au cours est une source de crédit.